Ainsi, 5 annonces seront parfumées. Par exemple, une publicité pour le fromage fondu de Philadelphie montre une image de gâteau au fromage de fraise. Une fois frottée, l'image dégagera l'arôme du dessert. Il sera également possible de sentir une odeur de café à la cannelle, un dessert à la cerise (Jell-o) et une odeur de chocolat blanc. Parallèlement, certains articles de ce numéro spécial seront accompagnés d'illustrations photographiques parfumées.

L'entreprise assure le surcoût lié à l'incorporation des microcapsules parfumées dans le vernis lors du processus d'impression. Par ailleurs, l'utilisation de microcapsules robuste devrait permettre d'éviter que les odeurs ne se diffusent prématurément lors des différentes manipulations du magazine depuis l'imprimeur jusqu'au domicile de son lecteur.

Cette campagne originale et ludique a semble-t-il pour objectif d'attirer l'attention de lecteurs parfois blasés par des sollicitations commerciales permanentes. Par ailleurs, différentes études permettent de penser que le sens olfactif est étroitement lié à la mémoire ce qui devrait pouvoir avoir un effet bénéfique pour la marque. Pour autant, on peut également se demander si cette débauche d'odeurs ne risque pas, au final, de créer une cacophonie olfactive pas très attractive.

Le magazine People n'est est pas à son coup d'essai dans le publicité olfactive et il vient même de proposer une campagne polysensorielle pour Pepsi Diet Jazz. A l'origine de ces deux opérations on trouve Arthur Sherwood de la société Scent id LLC. Ce dernier, après avoir travaillé 20 ans chez Coty, propose désormais ses conseils aux sociétés désireuses d'apporter une nouvelle dimension à leur communication. A son actif d'autres opérations menées pour McDonald's, Stora Enso...

Source : Wall Street Journal online, November 13, 2006, Brian Steinberg
Kraft Vies for Eyes -- and Noses, Ad Play in People Magazine Uses Some Scented Spots To Tickle Readers' Fancy