En raison de l'immaturité des centres nerveux respiratoires, les prématurés souffrent d'apnées du sommeil. Les résulats de cette étude montrent une diminution moyenne de 36 % de ses arrêts momentanés de la respiration pendant les heures où la couveuse était parfumée avec de la vanille. L'odeur de beurre rance ralentissait le rythme de la respiration. Un espoir est donc né de pouvoir mieux prendre en charge ce problème d'apnée du sommeil chez les prématurés. En effet, les réductions des apnées atteignait 45 % pour les cas les plus sévères.

Différentes études ont déjà montré que les bébés sont en mesure de manifester des préférences en matère d'odeurs. L'explication généralement donnée est que les bébés sont capables de faire l'apprentissage d'odeurs in-utéro. L'intérêt de cette étude est de montrer un impact physiologique de la diffusion d'une odeur. Cela pose différentes questions sur le rôle que pourrait jouer d'autres odeurs et sur l'intensité de diffusion la plus eficace. Qu'en est-il de l'impact d'odeurs réputées comme stimulantes ou relaxantes ?

Merci à Claire de m'avoir signalé cette information.

Source : Marlier Luc, Gaugler Christophe, and Messer Jean (2005) , Pediatrics, Vol. 115, N° 1, pp. 83-88

Abstract en anglais :
Olfactory Stimulation Prevents Apnea in Premature Newborns

Objective. Methylxanthines and doxapram are currently used to treat apnea of prematurity but are not fully effective and often present undesirable side effects. The present study examines whether exposure to an odor known to modulate the infant's respiratory rate could reduce the frequency of apneic spells.

Method. Fourteen preterm newborns born at 24 to 28 gestational weeks presenting recurrent apnea despite caffeine and doxapram therapy were exposed to a pleasant odor diffused during 24 hours in the incubator. Efficiency of the olfactory treatment was judged by comparing frequency and severity of apneas occurring during the day of odorization with that observed the day before (baseline) and the day after (posttreatment control). Apnea was defined as any complete cessation of breathing movements for >20 seconds, or less if associated with hypoxia or bradycardia.

Results. Concerning all types of apneas, a diminution of 36% was observed and seen in 12 of 14 infants. Apneas without bradycardia were reduced (44%) during the day with odorization, and this diminution affected all the infants. The frequency of apnea with moderate bradycardia (heart rate between 70 and 90 beats per minute) was maintained while the frequency of apnea associated with severe bradycardia (heart rate <70 beats per minute) decreased strongly (45%) and affected all the infants. No side effects were observed.

Conclusion. The introduction of a pleasant odor in the incubator is of therapeutic value in the treatment of apneas unresponsive to caffeine and doxapram.