empruntées à la 4e page de couverture d'un ouvrage paru en 1978 aux Editions du Seuil sous la plume de Ruth Winter. Etonnant de voir que certains thèmes comme celui de la manipulation et des dangers des parfums sont toujours d'actualité. De plus, ceux qui imaginaient que le marketing olfactif était une pratique nouvelle devront manger leur chapeau. L'auteur cite la société "Smell this Shirt", créé en 1975 et qui proposait des T-shirts parfumés à des fins publicitaires. Une chemise parfum poisson pour une société d'articles de pêche, une autre parfum diesel pour un fabricant d'outillage et une autre parfum pomme pour une chaîne de TV d'Indianapolis. Une autre société de Miami commercialisait de la lingerie féminine "à renifler" parfumée au choix à la rose, au pop-corn, au whisky, au cornichon ou à la pizza. Toujours en 1975 on pouvait trouver des sous-vêtements masculins et des chaussettes comportant des bactéricides pour lutter contre les odeurs corporelles. Enfin, à l'époque on parfumait déjà l'encre utilisée pour certaines publicités dans les journaux. Pour preuve la mésaventure que connu cette société de boucherie qui ayant utilisé une odeur de bacon vit les journaux déchiquetés par des chiens du voisinage.

Référence : Ruth Winter (1978), Le livre des odeurs, Editions du Seuil.