Il n'est jamais simple de présenter ce qu'est le marketing à des étudiants n'ayant jamais abordé cette discipline durant leur cursus. Ils en ont une image toujours un peu caricaturale. Bien sûr, la présentation de la genèse de cette discipline et quelques définitions de pairs illustres permettent d'en dresser les contours. Pour ma part, j'insiste toujours sur le fait que la démarche sur laquelle s'appuie cette discipline n'est rien sans rigueur, curiosité, empathie et bon sens. C'est d'ailleurs ce bon sens qui permet à tout à chacun de faire du marketing comme M. Jourdain faisait de la prose, sans s’en rendre compte. J'étais donc satisfait que la banque (le
Crédit Agricole), à qui je faisais confiance, fasse depuis longtemps référence à ce bon sens. Pourtant, depuis quelques mois je suis au regret de constater que ma banque a perdu tout bon sens si elle n'en a jamais eu.
Depuis bientôt deux ans nous vivons une période de crispation au point je j’envisage maintenant la rupture. A l’origine de ce désamour un événement pour lequel je pensais ma banque capable de mettre à mon service toute son expérience et sa compétence : la signature d’un prêt immobilier. Pourtant, en dépit d’un accord obtenu sans difficulté, il faut croire que cette opération est des plus complexes tant la constitution de ce dossier de prêt fut difficile pour ma banque. Accumulant retard inexplicable, signatures manquantes et difficultés d’organisation, je finissais par redouter la sonnerie du téléphone car il s’agissait chaque fois de me rendre toute affaire cessante au chevet d’un dossier où il manquait à nouveau quelque chose. Il m’est même arrivé de jouer l’ambulancier en portant le dossier d’une agence à une autre espérant ainsi gagner quelques jours. Malgré son air jovial et sa bonhomie, mon conseiller n’était pas doué pour le marketing. Aucune rigueur et manque d’empathie. Alors que je devais me rendre sans cesse disponible pour lui, il fut un temps atteint de réunionite lorsque je cherchais à le joindre pour prendre des nouvelles du malade. Je m'abstiendrai de tout commentaire concernant les plateformes téléphoniques... C'est une horreur et complètement anti-relationnel. Au final, il fallut reculer la remise des clés d’un mois alors que l'opération avait débuté dans les temps. Ce mois que j’avais réservé pour ne pas avoir à déménager dans l’urgence.
Je pensais en avoir terminé avec mon agence, mais à peine emménagé, il fallut à nouveau récupérer des erreurs faites lors de la transmission du dossier à l’assurance externe à laquelle j’avais fait appel (le Crédit Agricole propose une compagnie d'assurance qui traite les petits allergiques comme des pestiférés). S’en était trop et il fallait que cela se sache. Je fis donc parvenir une petite lettre à la Caisse Régionale. Une réponse laconique me parvint pas loin de deux mois plus tard. Personne au
Crédit Agricole d'Ille et vilaine ne semblait trouver la situation anormale. On m'invita simplement à retourner voir mon agence que j'avais quittée et qui avait été à l'origine de mes problèmes sans avoir pu les résoudre correctement.
Désirant tourner la page je portais tous mes espoirs sur l’agence de mon nouveau domicile. Je pensais pouvoir y retrouver une relation normale. Hélas, trois fois hélas. Voilà plus de 18 mois que je suis dans cette nouvelle agence. Pourtant, malgré la promesse d’une prise de contact dans les deux mois pour la fixation d’un premier rendez-vous, je n’ai toujours pas rencontré celle qui a la charge de mon compte. Cette charge est sans doute trop lourde ! Un premier rendez-vous a bien été fixé il y a un an mais elle a dû annuler. Depuis, j’ai il y a une quinzaine de jours fait part de mon étonnement sur cette situation alors que je passais à l’agence. On m’a à nouveau promis un appel téléphonique pour convenir d’un rendez-vous. Pas de nouvelles !
Il faut donc croire que le Crédit Agricole n’en a plus rien à faire de moi ! Que m’importe que ma banque m’invite chaque mois par courrier à souscrire tel ou tel produit. Je ne lis pas sa publicité car elle est devenue pour moi complétement anonyme ou simplement une banque qui n'en veut qu'à mon argent. Elle croit pouvoir me connaître en recourant à des techniques sophistiquées de datamining mais il n’en est rien. Elle ne m’écoute pas et ne cherche pas à m’entendre. Est-ce faire preuve de bon sens ?