En commun avec l'entreprise Helsa-Automotive GmbH, le Prof. Kreisel et son équipe ont développé un modèle de système de conditionnement de l'air permettant la dégradation en continu des gaz nocifs présents. Ce système est composé d'un mini-réacteur doté de diodes électroluminescentes (LED) performantes et d'un "array" (tableau/circuit) qu'ils ont développé en partenariat avec l'entreprise Innotas Eletronik GmbH. Les chimistes ont eu par ailleurs recours à un catalyseur : un grillage en aluminium avec un revêtement d'oxyde de titane (appliqué via un procédé SOLECTRO développé par l'Université de Iéna)."Les LEDs que nous avons utilisées émettent dans le domaine des UV-A [1], ce qui favorise la formation de radicaux libres sur le catalyseur", explique Andreas Kirsch. "Les radicaux libres obtenus sont hautement réactifs et réagissent avec les éléments polluants qu'ils décomposent par la même occasion".

Le groupe de travail de l'ITUC a testé l'efficacité du système sur différents gaz-test, entre autres le toluène et l'acétaldéhyde. Les tests avec l'acétaldéhyde ont montré qu'un rayonnement par LED de plus de deux heures permettait d'abaisser le taux d'acétaldéhyde d'environ 50%. Pour le toluène, environ un tiers s'est décomposé. "Nous avons pu ainsi montrer que le principe de notre système est adapté pour décomposer les éléments polluants", explique le Prof Kirsch. L'essentiel serait à présent d'optimiser le système, les travaux étant encore au stade de projet. La Fondation allemande pour l'Environnement (DBU) soutient ce projet à hauteur de 200.000 euros.


Source : Communiqué de presse, Universität Jena - 24/08/2008

Origine : BE Allemagne numéro 383 (30/04/2008) - Ambassade de France en Allemagne / ADIT - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/54423.htm