La recherche, menée par Marilyn Jones-Gotman renforce des études antérieures selon lesquelles la position couchée affecte de façon négative des sens tels que l'ouïe et la perception spatiale. L'utilité de ces résultats tient au fait que nombre d'études font appel à des sujets étendus dans un appareil d'imagerie comme un tomographe d'imagerie par résonance magnétique ou par émission de positrons. Les chercheurs font remarquer, que si les évaluations des perceptions diffèrent selon qu'une personne est à l'extérieur d'un tomodensitomètre (et assise) ou à l'intérieur d'un tomodensitomètre (et étendue), il sera difficile d'obtenir des "mesures de seuil" ou points de comparaison fiables. Les participants aux essais ont été exposés à seize concentrations différentes de phenyl ethyl alcool (PEA), (odeur de rose) en position assise ou couchée. La sensibilité à l'odeur de rose diminuait chez la majorité (63,9%) des participants lorsqu'ils étaient en position couchée. Les hypothèses avancées quant à cette différence sont multiples, selon Johan N. Lundström, co-auteur de l'étude : une moins grande sensibilité aux odeurs en position couchée pourrait faire partie d'un mécanisme de préparation au sommeil, qui serait plus réparateur s'il n'est pas perturbé par de nouvelles odeurs ; la raison pourrait être mécanique : une augmentation de la pression crannienne en position couchée pourrait affecter la sensibilité olfactive ou bien, simplement le fait d'inspirer moins profondément en étant allongé pourrait altérer la capacité à humer l'air ambiant.

Source : McGill via le bulletin de l'ADIT

Rédacteur : Marianne Lancelot, OTTAWA, st-cafr@ambafrance-ca.org